mercredi 19 août 2015

1 /// Préparer sa rentrée en petite section de maternelle - Acheter son premier cartable !

La première rentrée en maternelle... Pfiou ! Que le temps passe vite...

Et qui dit première rentrée, dit également premier cartable ! 

En Petite Section de maternelle (PS), l'usage du cartable va dépendre pour beaucoup de l'école où l'enfant est inscrit. En effet, si dans certaines écoles, le cartable sert surtout à transporter le goûter et le doudou, (dans ce cas, un simple petit sac à dos peut suffire), dans d'autres, le cartable sera indispensable pour transporter le cahier de liaison, un cahier d'activité, des dessins... Il faudra donc opter pour un cartable de contenance un peu supérieur.

Dans l'école où est inscrit l'héritier, le cartable doit pouvoir contenir le cahier de liaison, soit un classeur souple grand format. Plus, évidemment, un petit sac pour le goûter et un sac moyen pour le doudou. Et puis, l'école possède sa propre bibliothèque ! Le sac pourra être ammener à transporter des albums. En gros, le format idéal du cartable sera d'environ 24 x 32 cm... Pas tellement plus grand, car nous sommes bien d'accord que ce sac est déstiné à un enfant de 3 ans et demi ! 

Voici ma petite sélection de cartables pour little boy :  

 

 - - - 1 - - -  Chez Tann's : 

Bon le cartable Tann's, c'est un peu LA référence en matière de cartable résistant ! Et la bonne nouvelle, c'est qu'ils sont aussi écologiques, puisque fabriqués en partie avec des bouteilles plastique usagées et transformées. Voici quelques modèles adaptés à la PS : 

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Il a l'avantage d'avoir des proportions parfaites : 32 x 27 x 12 cm ; il pourra donc accueillir toutes les petites affaires de l'héritier. Il y a même une poche zippée sur le devant pour ne pas perdre les petits trésors... Et j'adore son look à rayures ! En revanche, j'aime moins ses bretelles en toile, je ne suis pas sûre qu'elles soient très confortables...

 

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Ce cartable est un poil plus grand : 35 x 29 x 13 cm. Il pourra être utilisé sur toute la durée de la maternelle et ses bretelles plus larges me semblent également plus confortable. A noter également : le fond du sac est renforcé pour mieux supporter les multiples chutes sur le goudron !

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 - - - 2 - - -  Chez Bakker made with love : 

Perso, j'adore cette marque ! Je la trouve vintage et colorée à souhait. En plus, quand on sait que c'est un couple de français (installé à Bali) qui dirige cette petite entreprise artisanale (tous les modèles sont fabriqués en Indonésie et à la main steuplé !), ça donne encore plus de romantisme et d'exotisme aux produits.

Bref ! Les cartables Bakker made with love existent en 3 tailles différentes : les mini cartables 25 x 19 x 7 cm, parfait pour la maternelle si on ne transporte pas de cahier, il peut se porter sur le dos ou en bandoulière, les cartables 37 x 30 x 8 cm, ils peuvent être utilisé de la maternelle au primaire et ils ont des bretelles rembourées qui ont l'air super confortable ! Et pour les grands petits, les cartables "grandes classes", 40 x 35 x 10 cm.

Je vous montre les moyens !

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  • Les modèles colorés et en toile chez French Blossom - 65 €

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La seule chose qui me chagrine, c'est la taille des cartables... J'ai peur qu'ils soient un peu grand pour l'héritier... 

 

 - - - 3 - - -  Chez Miniséri : 

Encore une jeune marque française et te talent ! J'adore leur sac à l'esprit rétro, ils sont vraiment canon. Et pour le coup, bien adapté à nos petits écoliers avec de supers formats.

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Le cartable est aux dimensions idéales : 34 x 28 x 9 cm. Par contre, les bretelles n'ont pas l'air top confort... C'est dommage car ce sac a vraiment un super look !

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Là aussi, des dimensions idéales pour la maternelle : 34 x 28 x 8 cm. Et des modèles vraiment funky ! Encore une fois, dommage que les bretelles ne soient pas rembourées...

 

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Et vous, vous avez besoin d'un cartable pour l'entrée en maternelle de vos petits ? Lequel avez vous choisi ? Ah cette rentrée ! Je suis surexitée de la prépararer ! 

Des bécos ;)

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lundi 2 juin 2014

Couverture multicolore en point mousse /// Coin lecture étape 1

Au départ, il y avait ça :

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Des tas et des tas de carrés de laine tricotés au point mousse. J'ai commencé ce tricot il y a 1 an! Et franchement, j'ai trouvé ça loooooong... Bien sûr, je n'ai pas tricoté tous ces morceaux en une seule fois. J'ai commencé par utiliser les restes de pelotes, et puis lorsque j'ai eu assez de morceaux, j'ai acheté de nouvelles pelotes pour me lancer. Entre-temps, je tricotais d'autres projets pour ne pas me lasser...

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Et puis il a fallu monter tous les carrés...

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Et enfin, ajouter la doublure, en velours millerais gris.

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Et voilà, un joli plaid, qui sera le point de départ du coin lecture de mon petit ange. Maintenant, reste à bricoler tout le reste !!!!

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mardi 27 mai 2014

Les 5 remarques sur l'allaitement les plus débiles que j'ai entendues !

Ravi Varmâ - Allaitement - Inde - Fin 19ème

Après avoir évoqué les 5 questions les plus fréquemment posées au sujet de l'allaitement de mon bébé, voici les 5 remarques les plus débiles que j'ai entendues...

1. De la part d'un médecin, que je suis venue voir pour demander un certificat médical dans le but de faire de l'aquagym (rien à voir avec l'allaitement donc).

Le médecin : "Vous pouvez arrêter de l'allaiter maintenant. Vous savez, la plupart des mères allaitent leur bébé jusqu'à deux mois environ. Vous êtes allés bien plus loin que la moyenne, c'est bien, mais désormais, il n'y a plus aucun intérêt pour votre fils à continuer à l'allaiter."
Moi : "..."

Hum. Alors déjà, c'est toujours rassurant d'entendre un médecin dire qu'il n'y a aucun intérêt pour un bébé à être allaité plus que deux mois. On peut se demander s'il a déjà entendu parlé d'allaitement ou s'il a été frappé d'une révélation sur le sujet et dans ce cas, je le remercie de tout coeur d'avoir partagé avec moi cette information toute neuve. Ce qui est effrayant, en revanche, c'est qu'il transmette ce genre d'info à ses patients...

2. De la part du pédiatre, quand à la visite des 6 mois, j'ai avoué que mon fils n'avait encore jamais pris de biberon.

Le pédiatre : "Mais vous n'allez pas l'allaiter jusqu'à ses 18 ans ?"
Moi : "..."

Hum bis. En faite, si, j'avais prévu de l'allaiter jusqu'à ses 18 ans. Je me disais que ça pourrait être sympa, quand il sera au collège, de venir lui proposer une tétée à la récré. On pourrait se retrouver comme ça. Non ? Ah bon ?

3. De la part du pédiatre, aux urgences de l'hôpital mère-enfant, à Bron (69) quand j'ai demandé si je pouvais m'isoler pour donner une tétée à mon fils de 18 mois.

Le pédiatre, surpris mais surtout inquiet : "Mais vous l'avez diversifié ou il se nourrit seulement au sein ?"
Moi, j'ai pris un peu d'assurance : "Je le nourris exactement comme toutes les autres mères. Je remplace seulement les biberons par des tétées. Bien plus nourrissantes et adaptées à un enfant de cet âge."
Le pédiatre : "..."

Je sais que tous les médecins ne reçoivent pas une formation de qualité sur la question de l'allaitement. Mais dans un service d'urgence pédiatrique, on peut se demander légitiment si cette personne était, au choix, très fatiguée ou alors profondémment débile !

4. Lors d'une réunion sur l'allaitement, proposée par mon groupe de yoga pré-natal.

Moi (nullipare, à l'époque, donc pas trop au faite) : "L'OMS recommande d'allaiter les enfants jusqu'à 6 mois de manière exclusive. Mais beaucoup de mères arrêtent leur allaitement bien avant. Est-ce que c'est parce que l'allaitement est contraignant ? Ou est-ce que c'est parce qu'au bout d'un moment, on a plus assez de lait ?".
Mlle F (qui coupe la parole à la consultant en lactation, au passage...) : "Non mais l'OMS, ça ne concerne que les pays du tiers monde. Là-bas, les mères ne peuvent pas offrir du lait industriel aux enfants, soit parce que ça coûte trop cher, soit parce que les conditions d'hygiène ne permettent pas de donner le biberon de manière optimale. Mais chez nous, c'es différent."
Moi : "..."
La consultante en lactation : "..."

Hum (ter). Alors si l'OMS ne concerne que les pays du tiers monde, pourquoi on ne dit pas "Organisation Mondiale du Tiers Monde de la Santé", soit OMTMS ? C'est parce que c'est trop long ? Ah ben voilà, ça doit être ça...

5. De la part d'une amie, apparemment soucieuse de l'équilibre de mon couple...

Mlle C : "Moi, je connais des femmes, ça fait deux ans voir plus qu'elles allaitent, et bien ça fait deux ans qu'elles n'ont plus aucun rapport sexuel. En faite, l'allaitement, ça te provoque une hormone qui coupe tout désir chez la mère. Du coup, ben, plus rien. Je te dis pas pour le couple!"
Moi : "... Hum. Tu ne crois pas qu'il peut y avoir d'autres facteurs qui expliquent la baisse de désir chez tes amis ? Comme la fatigue ? Le manque de sommeil ? Le peu de disponibilité pour la vie de couple ?
Mlle C : "Ah non non non. C'est l'hormone de l'allaitement je te dis. Va voir sur le site de la Leche League, il y a un article dessus c'est scientifique."
Moi : "..."

Que je rassure toute personne qui lira cette page, ceci est complètement faux. Enfin, je ne suis pas scientifique et je n'ai pas fait de recherche sur une éventuelle étude sur le sujet. Il est bien possible que quelqu'un ait dit un jour "allaitement = plus de désir sexuel". Ce que je peux dire, en revanche, c'est que compte tenu du nombre de femmes qui tombent enceinte alors qu'elles pensaient être protégées par leur allaitement (et qu'elles n'avaient pas eu leur retour de couche), OU qui font le choix du co-allaitement, OU qui galèrent à sevrer leur ainé parce que justement elles ne veulent pas co-allaiter, je pense que ça vaut mieux que n'importe quel témoignage.
Et si certaines connaissent des baisses de désir passagères, je pense qu'il vaut mieux chercher du côté de la fatigue, du temps consacré à la vie de couple, ou encore du regard que l'on porte à sa féminité, voire même de l'état de sa relation amoureuse. Une fois que l'on aura bien cherché de ce côté là, peut-être que je pourrais entendre que l'allaitement est responsable de tous les maux...

J'en ai plein d'autres en faite, des remarques toutes poucraves au sujet de l'allaitement! Si je savais dessiner, je crois que j'en ferais une B.D. D'ailleurs, je serais assez friandes de connaître les votres, je ne pense pas être la seule à avoir entendu des bêtises au sujet d'allaitement !

Bises !

 

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mardi 20 mai 2014

Un joli livre pour accompagner le sevrage des bambins !

Pour faire échos à mon texte sur le sevrage de mon petit garçon, je souhaite vous parler d'un livre tout joli tout mignon, et avec de superbes illustrations, pour accompagner votre enfant durant la période du sevrage.

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Il s'agit du livre "On a volé mes tétés" de Christelle Vaudour (texte) et Daphné Dejay (illustrations) aux éditions Terres du réel éditions.

Celles qui ont l'habitude de lire les forums sur l'allaitement en auront certainement entendu parler.

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Ce livre évoque la fin de l'allaitement d'une manière très poétique, pas du tout réaliste. Un jour, une fillette apprend que désormais, elle n'aurait plus de tétés. Alors elle se demande où ils ont bien pu aller. 

Au départ, mon fils ne souhaitait pas entendre parler de cette histoire.

Ensuite, il a demandé à son papa de lui lire de temps en temps.

Et puis, il a fini par choisir ce livre, au milieu d'autres, lorsque je lui proposais de lui lire une histoire.

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Maintenant, il connait le texte presque par coeur et regarde son livre tout seul.

Chaque fois que je l'entends dire "Au revoir tétés ! ", mon coeur se sert, et je sens que moi aussi, je dois tourner la page...

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mardi 13 mai 2014

L'histoire du sevrage de mon petit trésor de 25 mois...

Lorsque j'ai commencé mon allaitement, je m'étais dit que je l'allaiterais six mois, si "tout se passait bien". Le départ a plutôt bien commencé, même si j'étais stressée car je me sentais un peu seul face à un acte qui me semblait être un véritable défi. Comme mon fils est né par césarienne, à la maternité (Lyon Croix-Rousse, pour info), l'équipe, sans dire qu'elle était réticente à mon allaitement, n'était vraiment pas encourageante... Et oui, hein, l'allaitement fatigue, et puis avec une cicatrice, cela risque d'être douloureux, et, aurez-vous assez de lait, parce que sinon, un biberon de complément, ça pourrait vous soulager. Seule face à la mise au sein, seule face aux différentes positions, seule avec mes questions, je n'ai pas ressenti le soutien que j'attendais. Du coup, pour moi, il n'était pas question de laisser mon bébé à la pouponnière et très vite la fusion a eu lieu entre nous. Bien calé contre moi, sécurisé à l'aide de la barrière et de mon coussin d'allaitement, mon fils a pratiqué le cododo dès ses premières heures de vie.

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Ensuite, c'est très vite devenu un véritable acte d'amour. J'ai adoré l'allaité. Je le nourrissais n'importe où, n'importe quand. Il y avait quelques chose d'animal dans mon allaitement, rien ni personne n'aurait pu me dire où et comment l'allaiter. J'étais libre et confiante dans la manière de m'occuper de mon bébé. J'écoutais mon instinct, je faisais exactement comme je voulais. On prenait le train, l'avion, on partait en balade, j'avais l'impression que c'était la meilleure décision que j'avais prise le concernant.

J'entendais parlé de sevrage naturel chez des petits bouts de 14 ou 16 mois. J'imaginais que ce serait la même chose pour nous, qu'il y aurait un jour où mon petit prince ne serait plus intéressé par le sein et où il choisirait de se nourrir autrement. Effectivement, il y a eu des jours où mon bébé demandait très peu le sein, et puis à d'autres moments, il aurait tété en continue, toute la journée. Alors, un peu à contre-coeur, j'ai commencé à me renseigner sur comment sevrer un bambin.

Je savais que l'OMS recommendait de poursuivre l'allaitement pendant 24 mois (en plus d'une alimentation diversifiée), ou plus si la mère et l'enfant le désiraient. J'étais donc dans les clous. Seulement, cet allaitement commençait à me rendre mélancolique. Même si mon bébé me regardait à chaque tétée avec des yeux remplis d'amour, je commençais à ne plus supporter de l'avoir au sein dans des moments où j'aurais voulu faire autre chose. J'ai commencé par réaliser un deal avec lui : plus de tétée en public. Lorsque maman est en promenade, chez des amis, au restaurant, ou en ville, on patiente, on prend un gâteau ou un verre d'eau. Mais plus de tétée. Ce premier arrangement s'est très bien passé. Mon fils semblait avoir compris que je ne souhaitais plus l'allaiter n'importe quand, il a accepté tout ça sans manifester de mécontentement.

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Ensuite, j'ai commencé a évoqué le faite que nous allions progressivement arrêter l'allaitement. Pour lui, la tétée c'est le dodo. Il appelle mes seins les dodos. Nous nous sommes installés ensemble, je l'ai pris contre moi, et je lui ai expliqué que je souhaitais diminuer et arrêter le dodo. Il m'a regardé, avec ses grand yeux bleus et j'ai lu de l'angoisse dans son regard. J'ai voulu continuer à en parler mais il ne voulait plus discuter, il a souhaité retourner jouer. Ensuite, il m'a régulièrement demandé le sein avec cette petite phrase : "Maman, encore dodo. Dodo, oui. Encore dodo." Je sentais que j'avais créer un malaise, que c'était sa manière à lui de me dire qu'il ne souhaitait pas être sevrer pour le moment. Du coup, un soir, sur la table à langer, je l'ai regardé droit dans les yeux et je lui ai dit : "On va continuer le dodo pour le moment. On arrêtera quand tu seras prêt. Rien ne presse. Prends tout le temps qu'il te faudra." Il a plongé ses jolis yeux dans les miens et il a dit "Ouiiiiiiii maaaaman." Il s'est redressé, m'a prise dans ses bras et m'a couvert de bisous en souriant. Son regard pétillait, il semblait heureux et rassuré.

Malgré tout, j'étais de plus en plus fatigué. Les tétées la nuit me rendaient dingue car je n'arrivais plus à récupérer. J'ai recommencé à chercher des infos sur le net, des témoignages de sevrage, où l'enfant ne souhaite pas être sevré et où tout se passe très bien malgré tout. Avec mon homme, on a décidé ensemble que l'allaiter la nuit, ce n'était vraiment plus possible, même si au départ, c'est vrai, le cododo (de deuxième partie de nuit), nous permettait de bien dormir. On a complètement redécoré la chambre de l'héritier, créer un super univers de petit mec, une chambre de presque grand avec une grande partie jeux. On lui a expliqué que dorénavent, il n'y aurait plus de "dodo" la nuit, qu'il dormirait dans sa jolie chambre et qu'il nous retrouverait le matin. Deuxième étape validée haut la main. Il lui est arrivé de se réveiller la nuit mais jamais il n'a pleuré pour demander le sein. La nuit, c'était réglé.

Pour réaliser le sevrage de jour, il fallait déjà que comme pour nos premières étapes, je sois convaincue du bien fondé de mon choix. Pourquoi est-ce que je voulais le sevrer ? Franchement, pour des raisons qui feraient bondir n'importe quelle maman allaitante... Je ne supportais plus mes gros seins dissymétriques et ma faim constante. Je ne supportais plus qu'il reste au sein pendant des heures le matin parce qu'il avait faim. Je ne supportais plus de ne pas pouvoir me laisser aller à l'alcool le peu de fois qu'il m'était permis de sortir le soir. Je ne supportais plus de dire que je l'allaitais encore sans avoir la conviction de la première année. Je ne supporte plus de ne pas pouvoir porter de vêtements qui ne permettent pas d'allaiter. En faite, cet allaitement n'était plus en phase avec notre relation. J'étais sortie de mon état de fusion, presque malgré moi et il m'était impossible d'y revenir.

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Par ailleurs, ma relation avec le petit prince a beaucoup évolué. J'ai l'impression que c'est moi qui l'attendrit le plus. Souvent, il passe sa petite main dans mes cheveux en me souriant. Il me demande régulièrement si je vais bien, avec un petit sourire plein d'amour. Lorsqu'il joue avec son père, parfois, il s'arrête, me regarde et m'appelle : "Viens, maman." Comme s'il voulait dire : "Maman, ne reste pas dans ton coin, viens jouer avec nous." Nous chantons souvent ensemble, nous nous promenons, il est fière de me montrer ses multiples progrès. Je ne vois plus en lui un bébé, même s'il n'a que deux ans. Je vois un tout petit garçon, mais vraiment un petit garçon. Nous sommes extrêmement proche (comme n'importe quel petit garçon avec sa maman, je suppose), et j'ai l'impression que notre complicité est devenu plus intellectuelle, moins animal. J'ai même parfois l'impression que l'allaitement empêche notre relation d'évoluer...

Alors, il y a deux semaines, j'ai décidé qu'il n'y aurait plus d'allaitement. Juste une tétée le matin, histoire que mes seins s'habituent en douceur à ne plus produire autant de lait. Plus de tétée la journée. Plus de tétée le soir. Plus de tétée pour s'endormir. Les choses se sont très bien passées. Par moment, mon bébé me demande "Dodo, plait" (traduction : une tétée s'il te plait...). Je lui réponds que non, il n'y aurait pas de tétée mais que je peux lui faire un calin ou lui donner un biberon de lait s'il le souhaite. Parfois, il dit oui pour un câlin ou pour un biberon, parfois, il ne veut rien, il retourne jouer. Une seule fois, après la sieste, il a pleuré parce que je ne voulais pas l'allaiter. Je l'ai pris dans mes bras et nous avons chanté doucement. Les choses se sont rapidement apaisées. Je n'ai pas de douleur au niveau des seins, il dégonfle progressivement.

Ce matin, j'ai décidé qu'il n'y aurait pas de tétée à son réveil. Il a réclamé son "dodo" mais rapidement il est passé à autre chose (biberon plus dessin animé = gestion de crise efficace). Mes seins sont un peu lourds mais tout va bien. Je suis un peu nostalgique car je sais que maintenant, il n'y aura pas de retour arrière. J'aurais aimé avoir quelqu'un avec qui partager cela, mais je ne connais pas d'autre maman allaitant un bambin. Ce sentiment ambivalent, entre fierté d'avoir réussi un sevrage sans douleur pour mon bébé et tristesse de passer à autre chose, de dire au revoir à cette merveilleuse relation mère-fils, avec qui la partager ? Qui peut comprendre cela ?

 

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mardi 6 mai 2014

"Un heureux évènement"... Anti ou pro maternage ?

Source: Externe

"Elle m'a poussée dans mes retranchements, m'a fait dépasser toutes mes limites, m'a confrontée à l'absolu : de l'amour, du sacrifice, de la tendresse, de l'abandon. Elle m'a disloquée, transformée."
Un heureux événement - Eliette Abécassis.

La première fois que j'ai vu ce film, j'étais enceinte de quelques mois. Nous étions en été, juste une jolie soirée cinéma avec une copine primipare, suivi d'un petit coca en fin de séance. J'avais trouvé Louise Bourgoin terriblement convaincante en jeune maman débordée. Elle me semblait juste normale, le genre de fille avec qui on se verrait bien papoter pendant des heures. Ce film ne m'a absolument pas fait peur : au contraire, j'ai beaucoup ri, beaucoup pleuré (merci les hormones...), et j'étais très heureuse qu'un film sur la maternité sorte au cinéma pendant ma grossesse. Encore une bonne excuse pour parler bébé !!!

Et puis, le film a été diffusé sur France 2 dimanche soir. D'habitude, mon homme n'aime pas tellement ce genre de film, mais comme j'avais été dithyrambique lors de sa sortie, (et qu'il a une confiance aveugle en mon bon goût), il a souhaité qu'on le regarde ensemble. Evidemment, deux ans après la naissance de l'héritier, je n'ai pas ressenti la même chose en le visualisant... 

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Tout d'abord, j'ai été frappée de nostalgie aigüe. Je dis toujours que je ne suis pas prête pour le deuxième, que ma grossesse n'était pas idéale (fatigue, nausée, flemmïte...), que j'aimerais perdre du poids... Mais à la vue de Louise Bourgoin enceinte, entrain de bouquiner tranquille sur son canapé, à attendre, c'était comme si tout mes souvenirs remontaient d'un coup. Et oui, ma grossesse n'est pas idéale, mais à ce moment là, j'ai adoré être bidon centré, avoir la sensation que ce que je préparais là, dans mon ventre, c'était ce qu'il y avait de plus important au monde. Moi qui n'avait jamais eu le droit de me contempler, de m'appitoyer sur mon sort, j'existais tout entière. Et ma grossesse, mon fils, mon mari, ma famille, voilà toute ma vie désormais, mon monde à moi.

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Ensuite, j'ai été grandement soulagée de voir une mère maternante qui en chiait. Attention! Je suis POUR le maternage, j'allaite encore mon fils de 25 mois. Mais franchement, des fois c'est pas facile et c'est insupportable qu'on nous prie toujours de choisir entre détachement et maternage. Si j'ai le malheur d'évoquer ma fatigue, pourtant bien réèlle, j'ai droit à des remarques qui me piquent le nez très fort, du genre :
     -> "- Mais il faudrait que tu le confies plus aussi, il faut le faire garder...",
     -> "- Tu ne bosses pas ! Profites-en parce que ce ne sera pas la même quand tu auras repris le boulot ! ",
         (Petite précision : j'ai été cadre dans une grande entreprise, je sais ce que c'est que de travailler, merci bien.),
     -> "- Tu l'allaites encore ? Tu crois pas que tu en fais un peu trop ? "...
En j'en passe. Est-ce que vraiment c'est interdit de se plaindre quand on est une mère maternante ? Est-ce qu'on est vraiment obligée d'être heureuse tout le temps ? A qui peut-on parler de sa solitude, de sa fatigue ? Dire qu'on est paumée, qu'on a besoin d'une carte pour s'y retrouver ? Sans aller jusqu'au baby blues, c'est important aussi de dire qu'une maman, c'est aussi, parfois (et oui, pas toujours), un grand moment de solitude. Qu'on peut aussi avoir besoin d'être calîner, cajoler, écouter.

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Il y a aussi le message que ce film fait passer aux papas : ils sont très souvent plein de bonne volonté, mais un peu désemparés, face à leur amoureuse qui change, qui a besoin d'aide, mais qui ne veut (peut ?) pas dire par où commencer. La logistique ? Des vacances ? Des sorties ? Mais de quoi l'amoureuse a-t-elle besoin à ce moment là, très précisément ? J'ai senti mon homme un peu boulversé et coupable à la fin du film. Pourquoi ? Parce qu'il aimerait bien faire bordel ! Il déborde d'amour pour son fils et sa femme, mais il faut bien l'avouer, devenir parent, c'est quand même un sacré tsunami dans ta face, non ?

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Mais malgré tout, il y a bien le putain d'attachement viscérale d'une mère pour son gosse. J'ai adoré le moment où le personnage de Barbara, séparée quelques jours de sa petite Léa, voit son tee-shirt taché par une goutte de lait. Pour ma part, cette scène parle d'elle même sur ce que le sentiment d'attachement, le besoin de maternage, peut-être absolument incontrôlable pour certaine maman. Cela en devient physique. Et c'est pas toujours évident à gérer.

Source: Externe

 

Et puis, il y a tous les moments de joie. Les sourires, les petites mains sur la joues, les " - Maman, ça va ?", les éclats de rire, les bras tendus, les bisous, le voir grandir, en bonne santé, bien dans ses pompes. Et comme beaucoup, je ne peux pas m'empêcher de m'exclamer que mon fils, c'est bien la putain de meilleure chose qui ne me soit jamais arrivée !

 

Alors même si ce film n'est pas un chef d'oeuvre cinématographique, même si la mise en scène est parfois un peu grossière et sans surprise, je recommande chaudement ce film à toutes les mamans. C'est décomplexant, déculpabilisant, touchant, voir même, rassurant.



 

 

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jeudi 10 avril 2014

Je rêve d'un beau jardin à la campagne...

Je suis une citadine. Je veux dire une VRAIE citadine. Quiconque me connaît dirait que je ne survivrais pas plus de 24 heures à la campagne.

Par exemple, on me reproche de ne pas comprendre que tous n'est pas disponible tout le temps à la campagne.
Quand je cherche un livre, je vais dans une bonne librairie parce que je suis contre Amazone et que je soutiens le commerce indépendant. Ça me prend trente minutes.
Quand j'ai besoin de me faire épiler, je ne prends pas de rendez-vous.
Je vais au restaurant à pied, et jamais dans le même.
Je fais mes courses tous les 2-3 jours car le frais s'abîme vite.
Le week-end, au printemps, je marche près de 45 minutes pour boire l'apéro en terrasse.
Je conduis uniquement quand c'est nécessaire, car les voitures, ça pollue.
Quand je sors le week-end, j'attends minuits.
Malgré mon ouverture d'esprit apparente, je ne comprends pas l'intolérance, je méprise le racisme, je hais la méchanceté. Je peux en débattre longtemps avec mes amis. Des villages, où on vote FN, ça le dépasse.
D'ailleurs, j'adore la politique. Je trouve ça passionnant.
Je vis dans un quartier bobo, je le sais, mais je l'adore.

Et pourtant...

Je rêve d'un beau jardin à la campagne. Avec du lilas devant la porte d'entrée. Son odeur délicate me dirait "you're welcome home, baby!".

Il y aurait un joli cerisier japonais au milieu du gazon. Pour fêter l'anniversaire de Marcel, il ferait des centaines de fleurs roses. Et puis l'été, on viendrait poser un plaid à ses pieds pour regarder le ciel à travers ses feuilles.

On planterait des fleurs des champs tout autour des murs. Les murs, on les aurait peint un peu en rose, un peu en jaune et pourquoi pas aussi un peu en bleu.

On achèterait une table et des chaises dans un Emmaüs, on les vernirait et on aurait un super salon de jardin. On tendrait des guirlandes pour que tous les soirs prennent un air de fête.

Bien sûr, on aurait une jolie tonnelle avec de la glycine parce que, quand même, je suis une fille qui se la pète. J'aurais un peu peur de passer en dessous car je n'aime pas les araignées mais en même temps, c'est tellement joli, la glycine.

J'oubliais! On construirait une balançoire pour Marcel, et une cabane aussi. Pas une en plastoque. Non, non. Avec des palettes de récupération, une fenêtre et tout un tas de cachettes pour y glisser des trésors.

Le matin, je marcherais pieds nus sur le gazon en buvant mon café. Il n'y aurait bien que la pluie pour m'empêcher de prendre un bol d'air frais tous les matins.

Quand la chaleur se ferait trop lourde, on mangerait des glaces, assis sur des transats, en écoutant la radio.

On pourrait cueillir des bouquets de fleurs tous les jours. Ah tiens, il faudra que je pense à planter des œillets, et puis des pivoines, et aussi des tulipes. Ça ne dure pas longtemps mais c'est chouette aussi les tulipes.

Et puis je regarderais Marcel grandir au fur et à mesure des saisons.

Ah tiens, ce Noël, on a eu de la neige, Marcel a fait un chouette bonhomme avec son cousin.

Oh cet automne, on a fait du land art avec les feuilles mortes, c'était drôlement joli.

Ce mercredi après-midi, Marcel a invité ses copains à jouer, désolée, je suis clouée à la maison...

On a décidé d'insonoriser le garage, parce que depuis que Marcel s'est mis à la batterie, c'était devenu compliqué...

Et puis, il y aurait aussi ma vie à moi... Je pourrais dire :
J'avais tellement de mirabelles que je me suis mise à la confiture. Et bien écoute, elle n'est pas mal du tout.

Aucun soucis. On peut fêter ton anniversaire chez nous. Ben oui, on a de la place. Ce serait dommage de ne pas en profiter. Tout le monde pourra dormir sur place, c'est plus sur...

L'hivers, on consomme énormément de série, tu sais chez nous, il n'y a pas d'expo importante.

Non, on ne s'ennuie pas. Et puis la ville est à une heure et demi en train. C'est pas si loin. Je viens passer le week-end à Paris ou à Lyon quand j'ai besoin d'animation, de shopping ou de culture.

Pourquoi je mets encore des talons? Parce que c'est joli.

Non je ne me sens pas seule.

Je veux prendre le temps de regarder pousser les fleurs.

Je veux vieillir dans un endroit qui me ressemble.

Je rêve d'un beau jardin à la campagne.

 

 

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jeudi 20 mars 2014

Miam! Des scones pour le goûter!

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Désolée pour les photos iphone pourries...

Voilà une petite recette super facile et inratable pour le goûter des enfants (et des grands...). A la base, c'est une recette britannique, mais j'ai découvert ces délicieux petits pains (ou brioches) à Copenhague, l'année dernière. La recette que je vous propose est sucrée, elle peut être dégustée nature ou en coupant le scone en deux, avec de la confiture.

Vous pouvez ajouter d'autres ingrédients (pépites de chocolat, myrtilles, framboises, pralines, canelle, laissez parler votre imagination...) pour des scones encore plus gourmands !

Les ingrédients ( pour environ 10 scones ) :

  • 250g de farine
  • 50g de sucre en poudre
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 grosse pincée de sel
  • 75g de beurre coupé en petits morceaux
  • 1 oeuf
  • 12cl de crème fleurette
  • 1 cuil. à café de vanille liquide
  • du papier sulfurisé
  • 1 petit et 1 grand saladier

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La méthode :

  1. Retirez la plaque du four et le mettez-le à préchauffer à 200°C (th. 6-7). Déposez une feuille de papier sulfurisé sur la plaque et la mettez-la de côté.
  2. Dans le grand saladier, mélangez la farine, le sucre, la levure et le sel. Ajoutez le beurre et malaxez du bout des doigts. On obtient une espèce de gros sable, une pâte en touts petits morceaux très friables. C'est good!
  3. Dans le petit saladier, fouettez à la fourchette, l'oeuf, la crème et la vanille.
  4. Versez la préparation du petit saladier dans le grand saladier et mélangez rapidement. On obtient un pâte toute collante!
  5. A l'aide de deux cuillère à soupe, ou directement avec les mains, formez dix jolies petites boules de pâte et déposez-les sur le papier sulfurisé en prenant bien soin de les espacer.
  6. Enfournez la plaque à mi-hauteur pendant 12 à 15 minutes (lorsque les scones sont prêts, ils ont une jolie couleur doré, un peu comme le pain).
  7. Dégustez avec une bonne tasse de thé !

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mardi 11 mars 2014

Les 5 questions que l'on me pose le plus souvent autour de l'allaitement (d'un nourrisson) ...

Aujourd'hui, après une longue absence bloguesque, je reviens pour vous parler de mon allaitement. Après bientôt deux ans d'allaitement, je crois que je peux m'exprimer sur le sujet sans dire trop de bêtises, bien que je ne sois ni sage-femme, ni médecin. On me pose très souvent les mêmes questions, du coup, j'ai eu envie de les réunir dans un billet, histoire de partager avec d'autres mamans (ou futures mamans) mon expérience. 

Je vais tacher d'être la plus sincère possible... Ceci étant dit, vous connaissez l'adage, ce qui marche pour un, ne fonctionne pas forcément pour l'autre. Aussi, j'insiste sur le fait qu'il s'agit uniquement de mon expérience. Sans langue de bois. Ni pour décourager, ni pour enrôler. Juste une expérience de l'allaitement.

Alors, c'est parti...

1 - Version soft : Je me demande si je vais allaiter car j'ai peur que ça m'abîme les seins. Toi, tu as vu une différence ? / Version hard : Je ne vais pas allaiter car la cousine de ma collègue Irina, ben elle a allaité, et ben tu verrais ses nichons, elle peut s'en faire une écharpe.

Hum. Bon. Grande respiration. Alors commençons par le début. On nous rabache que ce n'est pas l'allaitement qui abîme nos précieux nichons mais la grossesse et/ou les variations de poids trop importantes (et trop rapide). Effectivement, lorsque j'étais enceinte, j'ai vu une augmentation du volume de ma poitrîne ultra-rapide (et douloureuse). Impossible de faire quoi que ce soit, mise à part choisir des soutien-gorges dans dans matières souples pour éviter toute pression et prier pour que ça ne pète pas dans tous les sens. Ensuite, il y a eu la montée de lait, à la maternité, où j'ai vu mes nichons ressembler à deux énormes ballons de rugby. Pareil, c'était douloureux et ma peau était tellement tendue que j'avais l'impression qu'elle n'y résisterait pas. Si je n'avais pas voulu allaiter, j'aurais pu prendre des médicaments pour empêcher la montée de lait, seule solution pour éviter ce phénomène. Ensuite nickel. Je connaissais des variations au cours de la journée, évidemment, selon si mes seins étaient plus ou moins pleins. Mais ma peau restait souple et confortable.

Aussi ma réponse est : ça dépend. Ah ah ah. Et oui. Dans mon cas, c'est bien la grossesse qui a transformé ma poitrine. Mais la montée de lait aussi. La bonne question en faite est "est-ce que ma poitrine aurait connu le même sort si je n'avais pas allaité ? " , et là, il me semble bien que oui ! 

2 - Version soft : L'allaitement c'est bon pour retrouver rapidement la ligne, tu as perdu tes kilos de grossesse en combien de temps, toi ? / Version hard : Franchement l'allaitement c'est trop cool parce que tu peux bouffer tout ce que tu veux et même que tu maigris grave !

Hum. Bon. Seconde grande respiration.

Ben pas forcément en faite. (Aïe. Pas taper. Pardon.)

Personnellement, l'allaitement m'a donné terriblement faim, bien plus que pendant ma grossesse. Et si par malheur, je resistais à mes envies de sucré (alors qu'en réalité, je suis bien plus salé), j'étais prise de vertiges, j'avais mal à la tête, des gros coups de fatigue. Du coup, il fallait que je mange des repas copieux (mais équilibrés) et que je prenne une petite collation à 16:00 pour tenir le choc. Résultat des courses, j'ai grossis. Et oui, je fais partie du petit pourcentage des femmes qui n'ont pas perdu de poids pendant leur allaitement. Et autour de moi, d'autres mamans ont connu le même destin. Bien sûr, avec un allaitement long, il y a un moment où on trouve son rythme de croisière et les kilos finissent par s'envoler sans efforts. Mais ce n'est pas évident, ni immédiat. A bon entendeur.

3 - Version soft : On doit donner la tétée toutes les 2/3 heures. Si le bébé demande plus, c'est que le lait n'est pas assez nourrissant, ou que l'on n'a pas assez de lait. / Version hard : J'ai essayé d'allaiter, c'était l'horreur, je n'avais pas de lait, mon bébé ne faisait que chouigner, j'ai été obligé de donner des compléments. Comment tu as su que ton bébé prenait bien, toi ? Tu le pesais avant et après la tétée ? Il ne réclamait pas ?

Bullshit. Bullshit. Bullshit. 

Pardon.

Si vous tombez sur une sage-femme qui fait une pesée avant et après tétée, contactez rapidement une animatrice de la Leche League pour vous aider. C'est n'importe quoi. Je n'ai jamais fait ce genre de truc car j'étais informée et je savais que c'était complètement nase.

Bon alors commençons par le début. Pour produire du lait, le sein a besoin d'être stimulé. OK. La meilleure des stimulations reste la sucion du bébé, technique impossible à reproduire, même avec le meilleure des tire-lait. OK. Du coup, notre petit(e) champion(ne) va téter tout azimut après sa naissance afin d'obtenir son précieux breuvage dans des quantités satisfaisantes. OK.

Donc oui, au début, il se peut que bébé tête sans arrêt. En tous cas, le mien tétait très très souvent. Au moins toutes les heures. Parfois toutes les demi-heure à la maternité. MAIS, rassurez-vous, une fois que la machine est lancée, que le bébé reçoit la rassion nécessaire à le rassasier, les tétées s'espacent. Cela peut prendre plus ou moins de temps selon les femmes. Inutile de chercher à mesurer, à dater, à calculer. Toute pression à ce sujet s'avère inutile. J'ai toujours allaité à la demande, du coup, j'ai du mal à mesurer à partir de quand mon petit d'homme à commencer à moins demander. Mais dans mes souvenirs, c'était très rapide.

Et puis, il y a eu les célèbres pics de croissance... Ou d'un seul coup, du jour au lendemain, bébé avait toujours faim! Mais c'est l'affaire de quelques jours.

Mais alors, comment j'ai fait pour tenir ??? Parce qu'un bébé allaité à la demande, c'est aussi la joie de pouvoir rassurer bébé n'importe où, n'importe quand ! J'ai pu prendre le train avec lui, endormi au sein, il n'a jamais embêté personne. Parce que lorsqu'un dîner chez des copains s'éternise, pas de problème, j'ai tout ce qu'il faut à ma portée ! Parce que dans le cas d'une vilaine gastro, mon fils n'a jamais refusé le sein, et même si il vomissait, je savais qu'il se réhydratait grâce à mon lait. Parce que dans le cas des percées dentaires, la sucion masse la gencive et soulage. Parce qu'en cas de chute, de gros coup de barre, ou de refus de faire la sieste, une tétée câlin a quasimment toujours tous réparé !

4 - Version soft : Je vais faire un allaitement mixte car je souhaite que le papa puisse participer / Version hard : Mon mec me tire la tronche car il pense que l'allaitement va l'exclure... 

Pour le père comme pour la mère, il est normal de se demander comment chacun va pouvoir prendre soin du petit, quelle place occuper en tant que Papa ou Maman. Et par rapport à l'époque de nos chères mamies ou mamans, nous ne pouvons que nous satisfaire de voir les papas s'investir dans la vie de famille. 

Là, c'est le moment où certaines se marrent! Ben pourquoi ? Ah, il ne veut QUE donner le biberon... Ah ben oui, alors, c'est un peu plus compliqué.

Reprenons du départ.

L'arrivée d'un bébé, c'est le grand chamboulement dans la vie d'un couple. Là, on est d'accord. D'un côté, il y a le petit. Il va falloir le nourrir, certe, mais aussi, le laver, changer ses couches, l'endormir, le rendormir, le câjoler quand il a un chagrin, jouer avec lui, le promener, l'emmener en visite chez le pédiatre, prendre soin de lui quand il est malade...

A côté de ça, il faut aussi s'occuper de soi et de la maison (sauf si on est pété de thune et qu'une personne s'en occupe pour nous) : faire les lessives, préparer les repas, passer l'aspirateur, faire les courses, nettoyer les sanitaires/cuisine/salle de bain, vider/remplir le lave-vaisselle, s'occuper de l'administratif...

Tout ça prend du temps. Aussi, avant de décider quoi que se soit (car chacun est libre de faire comme il veut sur ce sujet), il faut bien réfléchir à qui va faire quoi. Parce que :
- Si les tâches sont mal réparties, ça veut dire que le nettoyage des biberons, c'est encore une corvée de plus. Le papa va-t-il s'en charger ? Souvent ou va-t-il attendre que tous les bibs soient sales ?
- Chaque fois que la maman va donner une tétée, ça veut aussi dire 5 minutes de pause pour elle. Dans le canapé à regarder une série, dans son lit pour une petite sieste, bien caler dans un fauteuil à rêvasser. Est-ce que le papa va lui accorder autant de temps de pause avec les bibs ?
- Donner le sein, c'est aussi la possibilité de se rendormir tranquillement avec bébé au sein lorsqu'il se réveille la nuit. Comment allez-vous vous répartir les biberons la nuit ? Est-ce que vous vous lèverez alternativement pour préparer un biberon ? 
- Combien de biberon est-il prêt à donner ? Parce que si c'est seulement celui du retour du boulot...
Franchement, chez nous, on a d'abord commencer par voir comment les choses se passaient. Très vite, je me suis rendue compte que j'avais grand besoin de l'aide du papa. D'ailleurs ne surtout pas faire semblant de tout gérer toute seule. Il n'y a aucune honte à dire à son homme qu'on est au bout du bout... Et là, on voit comment le papa arrive à se caler. Chez nous, la question des biberons à très vite été oubliée car on avait suffisamment à faire avec tout le reste. Le papa s'occupait des bains, faisait des siestes avec bébé contre lui, jouait, chantait des chansons... Aujourd'hui, après presque deux ans, ils ont une super relation, super fusionnelle. C'est chouette. Nous n'avons aucun regret.

5 - Version soft : Les mamans qui allaitent leur bébé ont plus de mal à confier leur petit. C'est assez contraignant... / Version hard : Un gâmin colé à mes basques du matin au soir, très peu pour moi ! Franchement, tu n'en as pas ras-le-bol de ne jamais mettre le nez dehors ?

Alors pour commencer, je ne me suis jamais sentie emprisonnée parce que j'allaitais. J'ai maintenue mes sorties parce que j'adore sortir et que je ne pouvais pas concevoir de rester enfermée entre 4 murs du matin au soir.

Au départ, lorsque mon bébé était tout petit, je l'emmenais absolument partout. Restaurant, soirée chez des copains, apéro en terrasse... Il n'était pas pénible du tout, ne pleurait quasimment pas, et dès qu'il commençait un peu à s'affoler, je le prenais contre moi, une petite tétée discretos sous un foulard et c'était réglé. Je profitais de ma nacelle, de son cosi ou encore de mon écharpe de portage. Impeccable. Il pourra même dire que la première fois qu'il a visité le Louvre, il n'avait même pas 6 mois !

Concernant les sorties nocturnes, type soirées chez des potes sans enfant, sorties cinéma, lieux avec cigarettes, journée shopping entre copines... Bon ben là évidemment, on ne l'emmenait pas. Dans ce cas, je tirais mon lait, et le confiais à une personne de mon entourage. Cela n'a jamais posé de problème, même si j'avoue que ce n'est pas arrivé toutes les semaines non plus, car autour de nous, il y a eu beaucoup de bébé en même temps et on s'est adapté. 

A partir de ses 9 mois, mon petit garçon a été en crêche et ne tétait pas entre 9:15 et 16:30 sans que cela pose la moindre difficulté. 

Voilà pour les questions que l'on me pose le plus souvent sur mon allaitement, enfin surtout sur l'allaitement d'un nourrisson. Je ferais un billet à part sur l'allaitement d'un bambin, car les questions sont bien différentes! J'ai cherché à être honnête avant tout. Il se peut que certaines mamans trouvent mes réponses quelques peu négatives par rapport à l'allaitement. Ce n'est pas le cas du tout. J'ai adoré allaité mon fils, et actuellement, à presque deux ans, il est TOUJOURS allaité. C'est un merveilleux lien qui nous unit, nous sommes très proches. Cependant, il me semble juste de répondre la vérité sur ces différentes questions et parfois, il faut bien avouer que ce n'est pas facile.
A l'inverse, je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit de faire quoi que ce soit. Chacun est libre, si vous ne souhaitez pas allaité, cela ne me pose aucun problème, évidemment !!!

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'envoyer un mail. Excellente journée à vous !

 

PS : Ce billet n'est qu'un partage d'expérience aussi, il n'a aucune valeur scientifique. 

 

 

 

 

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vendredi 15 novembre 2013

Mushroom en point mousse !

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Et encore du tricot.

Mes aiguilles ne me quittent plus, que voulez-vous, je suis devenue complètement accro. Et comme je ressens le besoin d'en parler en public, voici donc mon tout dernier projet.

Il y a un moment que j'ai envie de me lancer dans la confection de boîte à musique. Je trouve que c'est toujours une bonne idée de cadeau de naissance.
Je trouve que c'est aussi un chouette projet de tricot, pas prise de tête et relativement créatif. J'ai testé la forme champignon, car ça ne me semblait pas trop compliqué... Et je trouve que ce n'est pas trop mal réussi, mon fils l'adore!
Je pense confirmer cet essai avec un VRAI projet à offrir. Pour cela, il va falloir que je trouve un mécanisme de boîte à musique (de préférence lavable) et de la laine teintée bio pour éviter tout danger d'intoxication (on n'est jamais trop prudent).

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Alors, vous en pensez quoi?

Des bibis!

 

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